Le chiffre du jour | Direct Assurance, la belle dynamique !
Qui a dit que la distribution en directe ne fonctionnerait jamais dans l’assurance ? Tous les produits ne sont pas concernés, et les intermédiaires ne disparaîtront pas du jour au lendemain, évidemment.
Mais on observe malgré tout une lame de fond, avec des signaux laissant à penser qu’un basculement pourrait s’opérer vers ce canal d’acquisition. Les chiffres tout juste dévoilés par Direct Assurance confirment ce sentiment.

C’est à travers une publication LinkedIn que l’on a pu en savoir davantage sur la dynamique de Direct Assurance. En dressant le bilan de l’année écoulée, Henry de Courtois a dévoilé une métrique très intéressante. Le CEO précise en effet que la filiale directe du groupe AXA a capté 160 000 nouveaux clients en 2023.
Ce nombre vient témoigner d’un réel dynamisme de l’entité qui distribue des produits habitation, auto/moto, santé et protection juridique. A titre de comparaison, il a fallu attendre 2019 et donc 27 ans à Direct Assurance, lancée en 1992, pour atteindre le cap symbolique million de clients. Avec le rythme actuel, il lui aurait fallu seulement 6 années. Preuve que de nouvelles habitudes semblent progressivement en train de s’ancrer.
Luko, gare aux mauvais interprétations !
Les pionnières de l’insurtech, positionnées sur le B2C, avaient d’ailleurs bien flairé le basculement. Et si certains rêves de disruption n’ont pu se concrétiser, il ne faudrait pas enterrer trop vite ces idées. Malgré quelques difficultés, Lemonade a su se remettre en cause à plusieurs reprises et continue d’avancer. La petite reine américaine annonce aujourd’hui 2 millions de clients et n’a évidemment pas dit son dernier mot.
Plus près de nous, en Europe, un Getsafe revendique 500 000 clients. En France, Acheel avance à vive allure et annonçait couvrir 400 000 personnes l’an passé. Leocare surfe aussi sur une vague qui semble intéressante.
Et que dire d’Allianz qui a resuscité sa ligne directe fin 2023 ? Dans la foulée, le géant allemand a racheté Luko, et annonce même qu’il va conserver la marque pour booster sa stratégie sur ce canal. L’inquiétude du réseau d’agents, au sein même de l’entreprise, est symptomatique d’un changement qui s’opère, et n’échappe finalement à personne.
Il ne faudrait pas lire l’échec d’un Luko à l’envers. Cette histoire ne vient en rien valider l’inefficience de l’insurtech, encore moins celle de la distribution digitale en direct. Comme souvent dans l’assurance, les choses bougent lentement. Mais elles bougent sûrement. Les signaux se multiplient et ne peuvent plus être ignorés, pas même par les plus farouches partisans de l’immuabilité.
Le chiffre du jour | En route vers la souscription 2.0
Les assureurs sont en quête d’efficacité opérationnelle, et le crient désormais haut et fort. Confrontés à un contexte économique rigoureux en plus d’évoluer dans un secteur de plus en plus concurrentiel, ils doivent se réinventer. Comment ? En libérant notamment les pouvoirs de la technologie pour sublimer les différents maillons de la chaîne de valeur.
La brique souscription, en particulier, prend un caractère éminemment stratégique face aux nouveaux risques. Et si les corporates affichent aujourd’hui une appétence incontestable pour accélérer sur l’innovation, il y a encore beaucoup à faire pour en tirer le plein potentiel.
Voici l’un des principaux insights à retenir d’une