Affaire Luko, l’épilogue
C’est la fin d’une histoire qui a tenu en haleine le monde l’assurance française ces derniers mois. Mercredi, le tribunal de commerce de Bobigny a tranché : c’est bien Allianz qui va racheter l’insurtech spécialiste de l’habitation.
Il n’y aura donc pas d’ultime rebondissement dans l’affaire Luko. Malgré l’entrée en lice de nouveaux prétendants, dans la dernière ligne droite, Allianz a su convaincre le tribunal de commerce avec un dossier plus solide.
L’assureur allemand met donc la main sur Luko pour la somme de 4,32 millions d’euros. Un montant bien supérieur à ceux proposés par Magnolia (40 000 euros) ou Leocare (10 euros). Surtout, Allianz va conserver les 113 salariés de la startup, un point qui a aussi pesé dans la balance.
Dans le détail, Allianz récupère les actifs de la holding Luko et de sa filiale opérationnelle Luko Cover. Au total, ce sont un peu plus de 200 000 contrats d’assurance habitation qui échouent dans le portefeuille du géant. Il va les utiliser pour booster le développement de sa filiale Allianz Direct, récemment relancée en France.
Autre information importante, L’Argus de l’assurance nous apprend, à travers une interview de Fanny Limare-Wolf, directrice générale d’Allianz Direct, que la marque Luko ne va pas disparaître. Elle sera au contraire un support stratégique clé pour propulser les nouveaux produits de la marque Allianz Direct, ciblés sur le quotidien. Preuve que tout n’était pas à jeter dans le projet Luko !
Une pionnière de l’insurtech française en redressement judiciaire
Luko n’est pas la seule insurtech à connaître des difficultés, loin de là. Alors que Qiti a terminé son aventure avec une liquidation judiciaire en fin d’année, on apprend qu’une autre startup de l’écosystème, spécialiste de l’IA, se trouve également dans la tourmente.
Nos collègues de Mind Fintech ont repéré l’information la semaine passée. DreamQuark vient d’être placée en redressement judiciaire.
Pionnière dans sa niche, la startup fondée en 2014 propose des solutions boostées à l’intelligence artificielle pour appuyer les institutions financières dans la prise de décision et la satisfaction client. Elle compte dans son portefeuille client des noms bien