Alan, objectif rentabilité toujours en ligne de mire
Au cœur d’une année 2023 marquée par un contexte économique rude et des soubresauts dans l’insurtech, comment s’en est sortie l’emblématique Alan ? Plutôt pas si mal, si l’on en juge les résultats fraîchement dévoilés.
La licorne annonce en effet un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros sur les douze mois. C’est en deçà de l’objectif fixé à 380 millions d’euros, mais c’est néanmoins une croissance solide de + 58% dans un environnement compliqué, tout particulièrement dans l’assurance santé.
Alan se targue d’avoir réalisé cette performance en appliquant une augmentation de seulement 6,1% à ses tarifs, contre 8% en moyenne dans l’écosystème. Dans le même temps, l’insurtech voit ses pertes légèrement baisser : 59 millions d’euros, contre 72 l’année précédente.
Côté acquisition, le néoassureur revendique désormais quelques 5 000 entreprises clientes, qui lui ont permis de franchir le cap des 500 000 assurés. Les activités en Belgique et Espagne se portent notamment bien. L’international permet aujourd’hui à Alan de réaliser 20% de sa croissance.
La rentabilité en 2026 ?
A l’abri financièrement, grâce notamment à sa levée de 183 millions d’euros réalisée en 2022, Alan envisage l’avenir sereinement. Le plan de bataille ne change pas pour Jean-Charles Samuelian. Les objectifs sont clairs : la rentabilité en France dès 2025, et au global pour 2026.
Pour y parvenir, l’insurtech va continuer d’étoffer son équipe. Une trentaine de nouvelles têtes devraient ainsi rejoindre prochainement les 550 membres déjà en place. Elle va aussi bien évidemment poursuivre le développement de son offre. L’an dernier, elle précise avoir lancé pas moins d’une cinquantaine de nouveaux produits et services.
Enfin, on devrait également voir Alan se lancer à la conquête de nouveaux marchés. Avoir remporté l’appel d’offre de la Fonction publique d’État à l’automne dernier lui a ouvert des perspectives. La réforme de la protection sociale complémentaire des fonctionnaires, sur laquelle elle ne cache pas ses ambitions, pourrait l’aider à changer encore de dimension.
Ezra, une levée significative pour mieux prévenir les cancers
Prévenir plutôt que guérir. Un adage dans l’assurance, qui peut – doit – aujourd’hui inclure une dimension technologique. C’est tout le sens de la proposition d’Ezra. La startup vient de réaliser une Série B pour aller encore plus loin.
La pépite new-yorkaise, spécialisée dans la détection précoce du cancer, vient en effet de lever 21 millions de dollars. Allianz Life Ventures a notamment pris part à ce tour de table.
Fondée en 2018 à Big Apple, Ezra AI utilise l’imagerie médicale et l’intelligence artificielle pour offrir un service de dépistage complet du cancer, rapide, précis et abordable. La startup collabore avec des centres d’imagerie et propose trois