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Analyses

Le chiffre du jour | Fraude à l’assurance, des trous dans la raquette

admin_eficiens

Rédigé par admin_eficiens
le 27 mai 2024 - 3 minutes

La fraude demeure une sérieuse épine dans le pied des assureurs en 2024. L’époque, marquée par des difficultés économiques et une démocratisation des nouvelles technologies, incite de nombreux individus à passer à l’acte.

Les entreprises et institutions semblent avoir conscience du problème. Elles déclarent même muscler leurs efforts pour l’adresser. Néanmoins, le taux de réussite des fraudeurs et la facture globale interpellent. Finovox nous a récemment organisé une matinée pour faire un point de situation, et nous délivré des chiffres et enseignements clés sur un sujet qui concerne brûlant pour l’écosystème.

Pour bien prendre la mesure d’un phénomène, il est toujours important de pouvoir le quantifier. Finovox suit celui de la fraude et de la lutte contre ce fléau dans le temps avec une attention toute particulière. L’insurtech vient de dévoiler sa dernière étude, dont on peut retenir plusieurs métriques intéressantes :

  • Un Français sur dix avoue avoir déjà réussi une fraude à l’aide d’un faux document. Rapporté à la population hexagonale, c’est un total de 3 milliards € – et c’est un minimum car le sondage est basé sur du déclaratif.
  • Dans l’assurance, la tentative de fraude moyenne avouée est de 570 €. On rappelle que le coût de la fraude pour l’industrie en France est estimé à 5,8 milliards €.
  • 74% des tentatives avec un faux document aboutissent. L’assurance est tout particulièrement concernée par la falsification des documents d’identité.
  • Paradoxalement, les entreprises affirment que la lutte contre la fraude représente une priorité. 90% déclarent adresser le sujet d’une manière ou d’une autre !
  • 80% des gestionnaires de sinistres craignent une hausse significative des pratiques frauduleuses dans les années à venir.

Partager pour mieux lutter !

On constate donc encore de nombreux trous dans la raquette. Pour organiser la résistance, le partage d’information entre acteurs concernés apparaît comme une piste à développer. Et ça tombe bien, puisque Marc Scholler de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie et Julien Lasalle de la Banque de France ont dévoilé des insights particulièrement intéressants à l’occasion de la table ronde organisée lors de l’événement. A retenir :

1️⃣ Les fraudeurs sont de plus en plus jeunes et décomplexés. Comment l’expliquer ? Notamment par le phénomène réseaux sociaux, qui favorise l’effet d’impunité. Mais aussi par l’accès à la technologie, qui permet de fabriquer soi-même, ou d’acheter très simplement des faux documents en ligne, par exemple.

2️⃣ 8000€ pour un détartrage. Et l’entourloupe ne vient pas d’un particulier mais d’un centre dentaire. Gare aux idées reçues : ce sont bien les pros de santé qui sont le plus gros problème pour l’Assurance maladie !

3️⃣ Techno vs Techno. Si les fraudeurs disposent de moyens de plus en plus sophistiqués, les entreprises et institutions doivent se mettre au niveau. Et investir davantage dans les solutions tech, data et IA pour suivre le rythme. Des solutions de détection en amont et embarquées ont ainsi permis à la CNAM de détecter 466M€ de fraude cette année – x 2 en deux ans.

4️⃣ Face à des fraudeurs qui agissent parfois en bandes organisées, la nécessité d’agir en écosystème s’impose. Et les startups spécialistes du sujet ont plus que jamais leur place dans l’équation.

Analyses

French Tech Next40/120 : les insurtechs gardent le cap !

admin_eficiens

Rédigé par admin_eficiens
le 27 mai 2024 - 1 minute

Depuis son lancement en 2019, le palmarès French Tech Next40/120 s’est imposé comme un baromètre incontournable de l’innovation à la française. Il est aussi un levier important pour les startups les plus ambitieuses. Chaque année, les 120 élues bénéficient en effet d’un programme d’accompagnement de l’État pour voir encore plus grand.

Les places sont chères, et d’autant plus dans un environnement de marché qui contribue à redistribuer les cartes. Les difficultés des unes, couplées à un réajustement des critères – il ne suffit plus de lever un maximum de fonds pour intégrer la liste -, ont débouché sur un sérieux chamboulement. Ainsi, on note 34 nouveaux entrants dans la