Le UK prêt à passer la seconde sur le véhicule autonome
Verra-t-on bientôt des véhicules autonomes sillonner nos autoroutes ? Alors que l’Europe avance bien moins vite sur le sujet que les États-Unis ou la Chine, le Royaume-Uni entend bien combler ce retard. Et ce, très rapidement !
D’ici 2026, les routes britanniques pourraient en effet voir circuler des voitures entièrement autonomes. Mark Harper, ministre des Transports, a fait cette déclaration très sérieuse en toute fin d’année.
Alors que la législation sur les véhicules autonomes (AV) avance au Parlement, un cadre légal devrait être établi d’ici fin 2024. Harper prévoit un déploiement progressif, avec des utilisations initiales ciblées dans des zones spécifiques.
Cette annonce intervient alors que le débat est souvent houleux autour du sujet, qui suscite des critiques. C’est notamment le cas en Californie, où Cruise a retiré sa flotte de la circulation après un accident, malgré les avancées législatives de l’été.
Pourtant, une récente étude de Waymo et Swiss Re soulignait les avantages potentiels de la technologie. Elle mettait notamment en avant une réduction de 100% des sinistres corporels et une diminution de 76% du taux de sinistralité matérielle pour les véhicules en totale autonomie
M. Harper partage cet optimisme, affirmant que ces avancées pourront renforcer la sécurité routière. La nouvelle législation envisage de rendre les fabricants, et non les propriétaires, légalement responsables en cas d’accident. Un point important pour les assureurs, qui devront inévitablement s’intéresser à ce nouveaux risque.
D’ici 2035, le Royaume-Uni pourrait s’approprier jusqu’à 42 milliards de livres du marché international des véhicules autonomes, marquant une révolution dans la mobilité et la sécurité routière.