Swiss Re va se débarrasser de son insurtech iptiQ
Même pour un réassureur tout-puissant, il n’est pas simple de tirer le meilleur du modèle insurtech. Une nouvelle confirmation avec Swiss Re, qui vient d’annoncer la fin de l’expérience iptiQ.
Pour rappel, le réassureur suisse avait lancé, il y a neuf ans, cette insurtech au positionnement à l’époque très audacieux. Avec iptiQ, il devenait capable d’intégrer de façon agile des solutions d’assurance dans les parcours de partenaires. Une proposition B2B2C qui allait séduire plusieurs noms connus, du géant IKEA aux insurtechs Clark ou Insify.
Toutefois, malgré un déploiement dans une dizaine de pays et 1,1 milliard de primes en portefeuille, iptiQ n’a jamais trouvé l’équilibre sur le plan financier. Swiss Re a perdu 600 millions de dollars sur les deux dernières années. Et le point d’équilibre n’était pas prêt d’être atteint en 2024. D’où la décision du groupe de stopper les frais.
Le 2e réassureur mondial va réintégrer une partie de la technologie tout en cherchant à revendre les assets qui suscitent un intérêt extérieur. Cette décision stratégique devrait aussi avoir des conséquences sur le plan RH, l’insurtech employant quelques 900 personnes.
‘Le marché est aujourd’hui bien différent de celui de l’époque de la création d’iptiQ. Nous en sommes venus à la conclusion que nous n’étions pas les mieux placés pour en tirer profit’, a précisé le CEO de Swiss Re, Christian Mumenthaler.
Un discours révélateur, qui renvoie au dilemme de l’innovateur souvent entrevu dans les grands groupes d’assurance et de réassurance.
Il ne faudrait en effet pas lire cet échec d’iptiQ de travers. La nouvelle levée massive d’un Cover Genius ou la dynamique d’un bolttech sur le segment embedded sont là pour prouver que le potentiel demeure énorme sur ce créneau. Et que l’innovation dans l’assurance a de beaux jours devant elle !
Acheel sort la carte B Corp
Acheel sur tous les fronts… et notamment celui de la RSE ! Le néo-assureur vient d’obtenir la certification B Corp, validation de son engagement sur un sujet de plus en plus déterminant, et à plusieurs niveaux, pour une entreprise.
Décernée par le mouvement B Corp, cette labélisation exigeante distingue les entreprises qui intègrent des critères sociaux et environnementaux dans leur stratégie et leurs pratiques quotidiennes. Pour l’obtenir, Acheel a dû franchir un audit rigoureux, prouvant ainsi la cohérence et l’ambition de sa démarche RSE.
La compagnie d’assurance rejoint ainsi un clan fermé composé de 8 500 entreprises dans le monde, dont 400 en France. Dans l’insurtech, Luko