Une nouvelle insurtech allemande quitte la France
S’exporter n’a rien d’évident pour les insurtechs. Une nouvelle preuve avec l’échec consommé, en France, d’une startup allemande pourtant bien financée.
Cette fois, c’est au tour de Thinksurance de stopper ses activités dans l’Hexagone, rapporte L’Argus de l’assurance. Cette décision intervient seulement un peu plus de deux ans après le déploiement de l’insurtech allemande dans nos contrées.
Entre temps, la startup avait fait parler d’elle à l’occasion de partenariats, de sa présence aux Journées du courtage et surtout au moment de sa Série B de 22 millions d’euros l’an dernier. Une dynamique manifestement insuffisante toutefois, à l’heure où le contexte impose une bonne dose de rationalisation pour les pépites tech.
Ce coup d’arrêt de Thinksurance et sa plateforme digitale B2B n’est pas sans rappeler ceux connus par d’autres insurtechs allemandes récemment. Finlex, dans un premier temps, qui a mis en veille son développement en France tout juste quelques mois après son arrivée. Ou Getsafe, qui a aussi appuyé sur le bouton pause pour son produit MRH en février.
Le retrait de Thinksurance alerte aussi sur la difficulté à transposer un modèle et une réussite d’un marché sur l’autre. En particulier entre la France et l’Allemagne, où, malgré les apparences, les différences sont manifestement nombreuses et difficiles à surmonter pour les insurtechs.
Oka, un nouveau deal sur la niche crédits carbone
Les feux sont au vert pour Oka ! Tout juste un an après un seed impressionnant de 7 millions d’euros, l’insurtech américaine fait de nouveau la une avec une levée de fonds.
Cette fois, la pépite originaire de l’Utah a aimanté 10 millions de dollars pour appuyer son ambition. Un financement qui va soutenir le développement de la startup sur le créneau décidément prometteur de l’assurance des crédits carbone.
Oka va notamment utiliser ces capitaux frais pour muscler son activité de souscription. L’insurtech opère principalement depuis le Lloyd’s, où son Syndicat 1922 est live depuis janvier. Elle fournit à ses clients des garanties pour couvrir les risques financiers,